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 Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...

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mel
Porc kwâ moâ !


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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Mer 8 Oct 2008 - 10:05

Spleen

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Charles Baudelaire (1821 - 1867) / Recueil Les Fleurs du Mal

Un de mes poème préféré...
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Mono
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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Sam 25 Oct 2008 - 0:53

Le brouillard

Le brouillard a tout mis
Dans son sac de coton
Le brouillard a tout pris
Autour de ma maison

Plus de fleur au jardin,
Plus d’arbre dans l’allée ;
La serre du voisin
Semble s’être envolée.

Et je ne sais vraiment
Où peut s’être posé
Le moineau que j’entends
Si tristement crier

Maurice CAREME
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Janick
Rhino féroce


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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Jeu 30 Oct 2008 - 13:28

[url=http://les-smil

Maurice Carême réveille pour moi les toutes petites classes.

1 poème d'un coté et de l'autre la page blanche où on faisait un dessin qui correspondait à la récitation
Ah quelle belle époque !

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Janick
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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Jeu 30 Oct 2008 - 13:31

SPECIAL HALLOWEEN

La citrouille à l'honneur [IMG]http://smileys.



Le Gland et la Citrouille
Livre IX, Fable 4

Dieu fait bien ce qu'il fait. Sans en chercher la preuve
En tout cet univers, et l'aller parcourant,
Dans les citrouilles je la treuve.
Un villageois, considérant
Combien ce fruit est gros et sa tige menue :
« A quoi songeait, dit-il, l'auteur de tout cela ?
Il a bien mal placé cette citrouille-là
Hé parbleu ! je l'aurais pendue
A l'un des chênes que voilà ;
C'eût été justement l'affaire :
Tel fruit, tel arbre, pour bien faire.
C'est dommage, Garo, que tu n'es point entré
Au conseil de celui que prêche ton curé :
Tout en eût été mieux : car pourquoi, par exemple,
Le gland, qui n'est pas gros comme mon petit doigt,
Ne pend-il pas en cet endroit ?
Dieu s'est mépris : plus je contemple
Ces fruits ainsi placés, plus il semble à Garo
Que l'on a fait un quiproquo. »
Cette réflexion embarrassant notre homme :
« On ne dort point, dit-il, quand on a tant d'esprit »
Sous un chêne aussitôt il va prendre son somme.
Un gland tombe : le nez du dormeur en pâtit.
Il s'éveille ; et portant la main sur son visage,
Il trouve encor le gland pris au poil du menton.
Son nez meurtri le force à changer de langage.
« Oh ! Oh ! dit-il, je saigne ! et que serait-ce donc
S'il fût tombé de l'arbre une masse plus lourde,
Et que ce gland eût été gourde ?
Dieu ne l'a pas voulu : sans doute il eut raison,
J'en vois bien à présent la cause. »
En louant Dieu de toute chose,
Garo retourne à la maison.
---
www.lafontaine.net



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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Sam 1 Nov 2008 - 0:02

Les demoiselles d’autrefois

Deux demoiselles d’autrefois

Rêvent au fond d’un cadre en bois ;

Elles regardent dans l’espace

Languissamment le temps qui passe

Tandis que leur pastel s’efface

Peu à peu comme un souvenir.

Elles suivent de leurs yeux pâles

Les heures lentes à mourir

Et les roses aux blancs pétales

Fanent dans leurs cheveux poudrés.

Mais je les aime et je voudrais

Soulevant de mes doigts le verre

Qui les abrite de son mieux

Poser mes lèvres sur leurs yeux,

Car je les aime avec mystère.

Deux demoiselles d’autrefois

Rêvent au fond d’un cadre en bois.

Jean de la Ville de Mirmont
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Mono
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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Sam 1 Nov 2008 - 0:11

La gargouille

Je suis une antique gargouille
Logée au sommet d’un clocher.
Je ne sais qui vient m’y percher…
Mes souvenirs, le temps les brouille.

Sous moi, très bas, la foule grouille.
De mon haut je la vois marcher..
Je suis une antique gargouille
Logée au sommet d’un clocher.

Quand il pleut fort, j’aime à pencher
Sur les gens que l’averse mouille
Mon bec crochu. J’aime à cracher,
Sur eux, mon eau pleine de rouille.
Je suis une antique gargouille
Logée au sommet d’un clocher

Jean de La Ville de Mirmont
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Mono
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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Sam 1 Nov 2008 - 0:17

Et demain, je vous proposerai une série de poésies spéciales TOUSSAINT. flower
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Mono
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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Mar 4 Nov 2008 - 23:55

Oups ! j'ai quelque peu oublié les poésies de la Toussaint. [IMG]http://smileys.

Bon, c'est passé mais je vous en mets une quand même.

C'EST LA TOUSSAINT

C'est la Toussaint
Le ciel est gris comme demain
Et lourd comme les chrysanthèmes.

Le vent
Rougit le nez des gens,
Glace leurs pieds,
Glace leurs mains:
C'est la Toussaint.

Des feuilles mortes
Que la brise emporte
Bouchent les portes.

Dans les maisons,
Le feu chante
A son diapason
Sa chanson.

Mais le froid
Entre quand même
Par les fentes des croisées:
Il faut geler.

Alors,
Dedans comme dehors,
Le froid mord.

Et les gens moroses
Se plaignent des choses
De l'hiver qui vient:
C'est la Toussaint...

Clod' Aria
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Janick
Rhino féroce


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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Sam 22 Nov 2008 - 10:49

Laughing

J'ai trouvé ce poème sur http://www.lapassiondespoemes.com
je ne peux m'empêcher de vous l'écrire pour le week-end..
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Eloge de la paresse
"Hectorvigo"


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Voilà

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[img]http://13smiley [img]http://13smiley

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Mono
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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Sam 22 Nov 2008 - 16:12

[IMG]http://smileys. [IMG]http://smileys. [IMG]http://smileys. lol!
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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Sam 22 Nov 2008 - 18:17

[img]http://13smiley [img]http://13smiley fallait y penser
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lily-ane
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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Sam 22 Nov 2008 - 20:05

[:fedeic] [:at war with emo] [IMG]http://smileys.
[img]http://13smiley [img]http://13smiley [img]http://13smiley [img]http://13smiley [img]http://13smiley [img]http://13smiley [img]http://13smiley [img]http://13smiley [img]http://13smiley
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Is@
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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Sam 22 Nov 2008 - 20:41

[:ayalou] ça, je suis sure de le retenir [img]http://13smiley
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Janick
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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Sam 6 Déc 2008 - 16:56

study

Maurice Carême (1899 - 1978) a écrit beaucoup de petits poèmes tout simples ..
Pour ne pas réveiller Wall-e [img]http://13smiley quelques uns de ses textes tout doux :




Ne cherchez pas

Un homme de bois épousa
Une femme de pierre.
Ils eurent des enfants, ma foi,
Vous ne devinez guère
En quoi.
En bronze, en chêne, en cuivre, en fer ?
Ne cherchez pas,
Vous ne trouveriez pas.
Ils eurent, après cent trois mois,
Des enfants, tous en chocolat.



Bonté

Il faut plus d'une pomme
Pour emplir un panier.
Il faut plus d'un pommier
Pour que chante un verger.
Mais il ne faut qu'un homme
Pour qu'un peu de bonté
Luise comme une pomme
Que l'on va partager.




Soir d'été

Si vous tendez un peu l'oreille
Quand le soleil
A fait flamboyer le jardin
Et que son dernier rayon dore
Encore
Au seuil du soir,
Votre arrosoir.
Ecoutez bien :
Vous entendrez tout doux, tout doux,
Dans tous les coins
Ivres d'odeurs,
Vous entendrez, à petits coups,
Dans tous les coins, boire les fleurs.




Berçeuse

Au fond des bois
Couleur de faine,
La feuille choit
Si doucement
Que c'est à peine
Si on l'entend.

A la fontaine,
Le merle boit
Si doucement
Que c'est à peine
Si on l'entend.

A demi voix,
Si doucement
Que c'est à peine
Si on l'entend,

Une maman
Berce la peine
De son enfant.




Étranges fleurs

L'automne met dans les lilas
D'étranges fleurs que nul ne voit,

Des fleurs aux tons si transparents
Qu'il faut avoir gardé longtemps

Son âme de petit enfant
Pour les voir le long des sentiers

Et pour pouvoir les assembler
En un seul bouquet de clarté

Comme font, à l'aube, les anges
Les mains pleines d'étoiles blanches...






Avez-vous vu?

Avez-vous vu le dromadaire
Dont les pieds ne touchent pas terre?

Avez-vous vu le léopard
Qui aime loger dans les gares?

Avez-vous vu le vieux lion
Qui joue si bien du violon?

Avez-vous vu le kangourou
Qui chante et n'a jamais le sou?

Avez-vous vu l'hippopotame
Qui minaude comme une femme?

Avez-vous vu le [url=http://les-smil
Lançant très haut son bilboquet?

Avez-vous vu la poule au pot
Voler en rassemblant ses os?

Mais moi, m'avez-vous bien vu, moi,
Que personne jamais ne croit?





Liberté

Prenez du soleil
Dans le creux des mains,
Un peu de soleil
Et partez au loin!

Partez dans le vent,
Suivez votre rêve ;
Partez à l'instant,
La jeunesse est brève !

Il est des chemins
Inconnus des hommes,
Il est des chemins
Si aériens !

Ne regrettez pas
Ce que vous quittez.
Regardez, là-bas,
L'horizon briller.

Loin, toujours plus loin,
Partez en chantant !
Le monde appartient
A ceux qui n'ont rien.




et pour finir, une pensée à celles qui ont de la neige
[url=http://les-smil



Il a neigé

Il a neigé dans l'aube rose

Si doucement neigé

Que le chaton noir croit rêver.

C'est à peine s'il ose

Marcher.


Il a neigé dans l'aube rose ,

Si doucement neigé

Que les choses

Semblent avoir changé.


Et le chaton noir n'ose

S'aventurer dans le verger ,

Se sentant soudain étranger

A cette blancheur où se posent ,

Comme pour le narguer,

Des moineaux effrontés.






Et tout était de Maurice Carême

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Janick
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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Mar 23 Juin 2009 - 20:57

[img]http://yelims1.



et hop reprise des poèmes et autres petits textes pour notre "mémoire" [img]http://yelims1.

J'ai été sur le site de chats de Mounette aujourd'hui et il y avait ce poème tout simple, certainement déjà mis ici, mais tant pis. Pour une reprise il faut du simple flower [url=http://les-smil


Le chat ouvrit les yeux
Le soleil y entra.
Le chat ferma les yeux
Le soleil y resta.
Voilà pourquoi le soir,
Quand le chat se réveille,
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.

Maurice Carême

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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Dim 15 Nov 2009 - 17:34

Théophile Gautier — Émaux et Camées

Ce que disent les hirondelles
Chanson d’automne




Déjà plus d’une feuille sèche
Parsème les gazons jaunis ;
Soir et matin, la brise est fraîche :
Hélas ! les beaux jours sont finis !

On voit s’ouvrir les fleurs que garde
Le jardin, pour dernier trésor :
Le dahlia met sa cocarde,
Et le souci sa toque d’or.

La pluie au bassin fait des bulles ;
Les hirondelles sur le toit
Tiennent des conciliabules :
Voici l’hiver, voici le froid !

Elles s’assemblent par centaines,
Se concertant pour le départ.
L’une dit : « Oh ! que dans Athènes
Il fait bon sur le vieux rempart !

« Tous les ans j’y vais et je niche
Aux métopes du Parthénon.
Mon nid bouche dans la corniche
Le trou d’un boulet de canon. »

L’autre : « J’ai ma petite chambre
À Smyrne, au plafond d’un café.
Les Hadjis comptent leurs grains d’ambre
Sur le seuil, d’un rayon chauffé.

« J’entre et je sors, accoutumée
Aux blondes vapeurs des chiboucks,
Et parmi les flots de fumée,
Je rase turbans et tarbouchs. »

Celle-ci : « J’habite un triglyphe
Au fronton d’un temple, à Balbeck ;
Je m’y suspends avec ma griffe
Sur mes petits au large bec. »

Celle-là : « Voici mon adresse :
Rhodes, palais des chevaliers ;
Chaque hiver, ma tente s’y dresse
Au chapiteau des noirs piliers. »

La cinquième : « Je ferai halte,
Car l’âge m’alourdit un peu,
Aux blanches terrasses de Malte,
Entre l’eau bleue et le ciel bleu. »

La sixième : « Qu’on est à l’aise
Au Caire, en haut des minarets !
J’empâte un ornement de glaise,
Et mes quartiers d’hiver sont prêts. »

« À la seconde cataracte, —
Fait la dernière, — j’ai mon nid ;
J’en ai noté la place exacte,
Dans le pschent d’un roi de granit. »

Toutes : « Demain, combien de lieues
Auront filé sous notre essaim,
Plaines brunes, pics blancs, mers bleues
Brodant d’écume leur bassin ! »

Avec cris et battements d’ailes,
Sur la moulure aux bords étroits,
Ainsi jasent les hirondelles,
Voyant venir la rouille aux bois.

Je comprends tout ce qu’elles disent,
Car le poète est un oiseau ;
Mais, captif, ses élans se brisent
Contre un invisible réseau !

Des ailes ! des ailes ! des ailes !
Comme dans le chant de Ruckert,
Pour voler là-bas, avec elles,
Au soleil d’or, au printemps vert !




[IMG]http://smileys.

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maggy
Hirondelle rebelle


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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Jeu 19 Nov 2009 - 19:32

Source : le blog de Kamicha...


Coco , de Guy de Maupassant ...

Dans tout le pays environnant on appelait la ferme des Lucas "la Métairie". On n'aurait su dire pourquoi. Les paysans, sans doute, attachaient à ce mot "métairie" une idée de richesse et de grandeur, car cette ferme était assurément la plus vaste, la plus opulente et la plus ordonnée de la contrée.
La cour, immense, entourée de cinq rangs d'arbres magnifiques pour abriter contre le vent violent de la plaine les pommiers trapus et délicats, enfermait de longs bâtiments couverts en tuiles pour conserver les fourrages et les grains, de belles étables bâties en silex, des écuries pour trente chevaux, et une maison d'habitation en brique rouge, qui ressemblait à un petit château.
Les fumiers étaient bien tenus; les chiens de garde habitaient en des niches, un peuple de volailles circulait dans l'herbe haute.
Chaque midi, quinze personnes, maîtres, valets et servantes, prenaient place autour de la longue table de cuisine où fumait la soupe dans un vase de faïence à fleurs bleues.
Les bêtes, chevaux, vaches, porcs et moutons, étaient grasses, soignées et propres; et maître Lucas, un grand homme qui prenait du ventre, faisait sa ronde trois fois par jour, veillant sur tout et pensant à tout.
On conservait, par charité, dans le fond de l'écurie, un très vieux cheval blanc que la maîtresse voulait nourrir jusqu'à sa mort naturelle, parce qu'elle l'avait élevé, gardé toujours, et qu'il lui rappelait des souvenirs.
Un goujat de quinze ans, nommé Isidore Duval, et appelé plus simplement Zidore, prenait soin de cet invalide, lui donnait, pendant l'hiver, sa mesure d'avoine et son fourrage, et devait aller, quatre fois par jour, en été, le déplacer dans la côte où on l'attachait, afin qu'il eût en abondance de l'herbe fraîche.
L'animal, presque perclus, levait avec peine ses jambes lourdes, grosses des genoux et enflées au-dessus des sabots. Ses poils, qu'on n'étrillait plus jamais, avaient l'air de cheveux blancs, et des cils très longs donnaient à ses yeux un air triste.
Quand Zidore le menait à l'herbe, il lui fallait tirer sur la corde, tant la bête allait lentement; et le gars, courbé, haletant, jurait contre elle, s'exaspérant d'avoir à soigner cette vieille rosse.
Les gens de la ferme, voyant cette colère du goujat contre Coco, s'en amusaient, parlaient sans cesse du cheval à Zidore, pour exaspérer le gamin. Ses camarades le plaisantaient. On l'appelait dans le village Coco-Zidore.
Le gars rageait, sentant naître en lui le désir de se venger du cheval. C'était un maigre enfant haut sur jambes, très sale, coiffé de cheveux épais, durs et hérissés. Il semblait stupide, parlait en bégayant, avec une peine infinie, comme si les idées n'eussent pu se former dans son âme épaisse de brute.
Depuis longtemps déjà, il s'étonnait qu'on gardât Coco, s'indignant de voir perdre du bien pour cette bête inutile. Du moment qu'elle ne travaillait plus, il lui semblait injuste de la nourrir, il lui semblait révoltant de gaspiller de l'avoine, de l'avoine qui coûtait si cher, pour ce bidet paralysé. Et souvent même, malgré les ordres de maître Lucas, il économisait sur la nourriture du cheval, ne lui versant qu'une demi-mesure, ménageant sa litière et son foin. Et une haine grandissait en son esprit confus d'enfant, une haine de paysan rapace, de paysan sournois, féroce, brutal et lâche.

Lorsque revint l'été, il lui fallut aller remuer la bête dans sa côte. C'était loin. Le goujat, plus furieux chaque matin, partait de son pas lourd à travers les blés. Les hommes qui travaillaient dans les terres lui criaient, par plaisanterie:
- Hé Zidore, tu f'ras mes compliments à Coco.
Il ne répondait point; mais il cassait, en passant, une baguette dans une haie et, dès qu'il avait déplacé l'attache du vieux cheval, il le laissait se remettre à brouter; puis approchant traîtreusement, il lui cinglait les jarrets. L'animal essayait de fuir, de ruer, d'échapper aux coups, et il tournait au bout de sa corde comme s'il eût été enfermé dans une piste. Et le gars le frappait avec rage, courant derrière, acharné, les dents serrées par la colère.
Puis il s'en allait lentement, sans se retourner, tandis que le cheval le regardait partir de son œil de vieux, les côtes saillantes, essoufflé d'avoir trotté. Et il ne rebaissait vers l'herbe sa tête osseuse et blanche qu'après avoir vu disparaître au loin la blouse bleue du jeune paysan.
Comme les nuits étaient chaudes, on laissait maintenant Coco coucher dehors, là-bas, au bord de la ravine, derrière le bois. Zidore seul allait le voir.
L'enfant s'amusait encore à lui jeter des pierres. Il s'asseyait à dix pas de lui, sur un talus, et il restait là une demi-heure, lançant de temps en temps un caillou tranchant au bidet, qui demeurait debout, enchaîné devant son ennemi, et le regardant sans cesse, sans oser paître avant qu'il fût reparti.
Mais toujours cette pensée restait plantée dans l'esprit du goujat: "Pourquoi nourrir ce cheval qui ne faisait plus rien?" Il lui semblait que cette misérable rosse volait le manger des autres, volait l'avoir des hommes, le bien du bon Dieu, le volait même aussi, lui Zidore qui travaillait.
Alors, peu à peu, chaque jour, le gars diminua la bande de pâturage qu'il lui donnait en avançant le piquet de bois où était fixée la corde.
La bête jeûnait, maigrissait, dépérissait. Trop faible pour casser son attache, elle tendait la tête vers la grande herbe verte et luisante, si proche. et dont l'odeur lui venait sans qu'elle y pût toucher.
Mais, un matin, Zidore eut une idée: c'était de ne plus remuer Coco . Il en avait assez d'aller si loin pour cette carcasse.
II vint cependant, pour savourer sa vengeance. La bête inquiète le regardait. Il ne la battit pas ce jour-là. Il tournait autour, les mains dans les poches. Même il fit mine de la changer de place, mais il enfonça le piquet juste dans le même trou, et il s'en alla, enchanté de son invention.
Le cheval, le voyant partir, hennit pour le rappeler; mais le goujat se mit à courir, le laissant seul, tout seul, dans son vallon, bien attaché, et sans un brin d'herbe à portée de la mâchoire.
Affamé, il essaya d'atteindre la grasse verdure qu'il touchait du bout de ses naseaux. Il se mit sur les genoux, tendant le cou, allongeant ses grandes lèvres baveuses. Ce fut en vain. Tout le jour, elle s'épuisa, la vieille bête, en efforts inutiles, en efforts terribles. La faim la dévorait, rendue plus affreuse par la vue de toute la verte nourriture qui s'étendait sur l'horizon.
Le goujat ne revint point ce jour-là. Il vagabonda par les bois pour chercher des nids.
Il reparut le lendemain. Coco, exténué, s'était couché. Il se leva en apercevant l'enfant, attendant enfin, d'être changé de place.
Mais le petit paysan ne toucha même pas au maillet jeté dans l'herbe. Il s'approcha, regarda l'animal, lui, lança dans le nez une motte de terre qui s'écrasa sur le poil blanc, et il repartit en sifflant.
Le cheval resta debout tant qu'il put l'apercevoir encore; puis sentant bien que ses tentatives pour atteindre l'herbe voisine seraient inutiles, il s'étendit de nouveau sur le flanc et ferma les yeux.
Le lendemain, Zidore ne vint pas.
Quand il approcha, le jour suivant, de Coco toujours étendu, il s'aperçut qu'il était mort.
Alors il demeura debout, le regardant, content de son œuvre, étonné en même temps que ce fût déjà fini. Il le toucha du pied, leva une de ses jambes, puis la laissa retomber, s'assit dessus, et resta là, les yeux dans l'herbe et sans penser à rien.
Il revint à la ferme, mais il ne dit pas l'accident, car il voulait vagabonder encore aux heures où, d'ordinaire, il allait changer de place le cheval.
Il alla le voir le lendemain. Des corbeaux s'envolèrent à son approche. Des mouches innombrables se promenaient sur le cadavre et bourdonnaient à l'entour.
En rentrant il annonça la chose. La bête était si vieille que personne ne s'étonna. Le maître dit à deux valets:
- Prenez vos pelles, vous f'rez un trou là ous qu'il est.
Et les hommes enfouirent le cheval juste à la place où il était mort de faim.
Et l'herbe poussa drue, verdoyante, vigoureuse, nourrie par le pauvre corps

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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Dim 29 Nov 2009 - 15:56

pale

je cherchais un poème un peu gai, sans l'être trop, après le texte triste de Maggy ..
Je n'ai rien trouvé, mais en parcourant le net, j'ai trouvé un texte connu mais dont j'ignorais totalement qu'il fut de d'Alfred de Musset... pour George Sand !

Maggy pardon de cette mauvaise transition.
Seul le fait qu'il soit d'un auteur aussi connu m'enlève un peu de remords !

-------------------












Le Petit Endroit


Vous qui venez ici dans une humble posture,

De vos flancs alourdis décharger le fardeau,

Veuillez quand vous aurez soulagé la nature,

Et déposé dans l'urne un modeste cadeau,

Épancher dans l'amphore un courant d'onde pure,

Et sur l'autel fumant placer pour chapiteau,

Le couvercle arrondi dont l'auguste jointure,

Aux parfums indiscrets doit servir de tombeau.



(Alfred de Musset à George Sand)


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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Dim 29 Nov 2009 - 20:51

Il n'est pas de moi, le texte.. Il est de Guy de Maupassant, pris sur le blog de Kamicha !

http://kamicha.canalblog.com/

[img]http://yelims5.
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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Dim 29 Nov 2009 - 21:35

J'avais bien vu et lu d'où il venait, mais c'est toi qui a mis le texte ...
le mien après ... j'ai préféré mettre un petit mot [img]http://13smiley

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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Dim 29 Nov 2009 - 22:35

study

Peut être pas uen fable, un conte ... mais fort vrai !


Rire sous cape lorsqu'on ne peut rire à pleine gorge, mais rire toujours parce que l'esprit de sérieux est le pire de tous les esprits détestables…

Il faut toujours se réserver le droit de rire le lendemain de ses idées de la veille !





(tout lu sur http://humour051.skynetblogs.be/category/973187/1/Humour )

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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Lun 4 Jan 2010 - 19:44

drunken
pas un conte ni une fable mais un texte à ne pas oublier dans nos vie de tous les jours.
(on me l'a envoyé, ce n'est pas de moi)



Une fille aveugle se détestait tellement à cause de son handicap.
Elle haïssait tout le monde sauf un garçon qui était son ami.
Il était toujours là pour elle.

Un jour, elle lui dit
« Si seulement je pouvais voir le monde, je me marierais avec toi. »

Un jour, quelqu'un lui a fait don de ses yeux ; un donneur anonyme.
Quand les bandages ont été enlevés, elle pouvait tout voir, ainsi que son ami.
Il lui dit, «Maintenant que tu peux voir le monde, veux-tu m'épouser ?»
La fille le regarda et vit qu'il était aveugle.
La vue de ses paupières fermées la bouleversa. Elle ne s'attendait pas à ça.
La pensée de le voir ainsi pour le reste de sa vie ne lui plut pas et elle
refusa de l'épouser. Son ami la quitta en pleurs.

Quelques jours plus tard, il lui fit parvenir une note qui disait :
«Prends bien soin de tes yeux, ma chérie,
car avant qu'ils deviennent les tiens, ils étaient miens.»



Moralité ?
Très peu de personnes se rappellent de leur passé, et des amis qui
les ont soutenus dans les situations difficiles et douloureuses.

La vie est un Cadeau

Aujourd'hui, avant de dire un mot cruel — Rappelez-vous de ceux qui sont muets.
Avant de vous plaindre du goût de la nourriture — Pensez à ceux qui n'ont rien à manger.
Avant de vous plaindre de votre conjoint, de lui faire des infidélités — pensez à ceux qui implorent Dieu pour avoir un compagnon
Avant de vous plaindre de la vie — pensez à ceux qui sont morts trop tôt.
Avant de pleurnicher sur le trajet ou vous devez conduire — pensez à ceux qui le font à pied.
Quand vous êtes fatigués et vous plaignez de votre travail — pensez à ceux qui cherchent un emploi.

Quand des pensées déprimantes semblent vous abattre,
faites un effort pour sourire et dites-vous :
"Je suis en vie, donc tout est encore possible"





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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Dim 5 Déc 2010 - 23:58

study

je préparais quelque chose et j'ai lu ceci.
J'aime bien l'histoire des trous





Les clous dans la barrière


Il était une fois un garçon avec un sale caractère. Son père lui donna un sachet de clous et lui dit d'en planter un dans la barrière du jardin chaque fois qu'il perdrait patience et se disputerait avec quelqu'un. Le premier jour il en planta 37 dans la barrière. Les semaines suivantes, il apprit à se contrôler, et le nombre de clous plantés dans la barrière diminua jour après jour : il avait découvert que c'était plus facile de se contrôler que de planter des clous.

Finalement, arriva un jour où le garçon ne planta aucun clou dans la barrière. Alors il alla voir son père et il lui dit que pour ce jour il n'avait planté aucun clou. Son père lui dit alors d'enlever un clou dans la barrière chaque fois qu’il n'aurait pas perdu patience. Les jours passèrent et finalement le garçon pu dire à son père qu'il avait enlevé tous les clous de la barrière.

Le père conduisit son fils devant la barrière et lui dit :

« Mon fils, tu t'es bien comporté, mais regarde tous les trous qu'il y a dans la barrière. Elle ne sera jamais comme avant. Quand tu te disputes avec quelqu'un et que tu lui dis quelque chose de méchant, tu lui laisses une blessure comme celle-la. Tu peux planter un couteau dans un homme et, après, le lui retirer, mais il restera toujours une blessure. Peu importe combien de fois tu t'excuseras, la blessure restera. Une blessure verbale fait aussi mal qu'une blessure physique. Les amis sont des bijoux rares, ils te font sourire et t'encouragent. Ils sont prêts à t'écouter quand tu en as besoin, ils te soutiennent et t'ouvrent leur cœur. »
-
lu sur www.kervenec.net/blog/index.php
(ds billet d'humeur)


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Janick
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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Lun 15 Aoû 2011 - 13:51

flower


et si nous reprenions nos poèmes par les mois d'été ?



Sensation

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud, Poésies

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Calin
Ton'ton mouton


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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Lun 15 Aoû 2011 - 23:44

Merci à toi, Janick pour ces poèmes magnifiques ! J'ai beaucoup aimé celui du chat et de la jeune fille aveugle. Une leçon pour apprendre à aimer toujours son prochain et à cesser de se plaindre de ce qu'on n'a pas et souhaiterait avoir. C'est vrai qu'on oublie trop de se
[IMG]http://smileys. réjouir de ce qu'on a et de remercier chaque jour ce qui nous est offert !!!!!!!
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MessageSujet: Re: Chaque jour la mémoire s'entretient : une fable un conte ...   Aujourd'hui à 21:28

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