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 Comment est-ce possible? (How Could You?) J. WILLIS :(

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Janick
Rhino féroce
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MessageSujet: Comment est-ce possible? (How Could You?) J. WILLIS :(   Ven 13 Oct 2006 - 16:16

"comment est-ce possible?"
(traduction de How Could You?
Copyright Jim Willis 2001)



Quand j'étais un chiot je t'ai amusé avec mes cabrioles et je t'ai fait rire.
Tu m'as appelé ton enfant et en dépit de plusieurs chaussures mâchées et quelques oreillés assassinés, je suis devenu ton meilleur ami.
Toutes les fois que j'étais méchant, tu agitais ton doigt vers moi et me demandais : Comment as-tu pu ?

Mais après, on s'amusait ensemble.
Mon éducation a pris un peu plus de temps que prévu, parce que tu étais terriblement occupé, mais nous y avons travaillé ensemble.
Je me souviens de ces nuits ou je fouinais dans le lit et écoutais tes confidences et rêves secrets et je croyais que la vie ne pourrait pas être plus parfaite.

Nous sommes allés pour de longues promenades et courses dans le parc, promenades de voiture, arrêts pour de la crème glacée (J'ai seulement eu le cornet, parce que la glace est mauvaise pour les chiens, tu disais) et je faisais de longues siestes au soleil en attendant que tu rentres à la maison.


Progressivement tu as commencé à passer plus de temps au travail et à te concentrer sur ta carrière, et plus de temps à chercher un compagnon humain.
Je t'ai attendu patiemment, t'ai consolé après chaque déchirement de cour et déception, ne t'ai jamais réprimandé au sujet de mauvaises décisions et me suis ébattu avec joie lors de tes retours au foyer.
Et puis, tu es tombé amoureux. Elle, maintenant ta femme, n'est pas une "personne chien", mais je l'ai accueillie dans notre maison, essayé de lui montrer de l'affection, et lui ai obéi. J'étais heureux parce que tu étais heureux.


Ensuite les bébés humains sont arrivés et j'ai partagé votre excitation.
J'étais fasciné par leur couleur rose, leur odeur, et je voulais les pouponner aussi.
Seulement vous vous êtes inquiétés que je puisse les blesser et j'ai passé la plupart de mon temps, banni dans une autre pièce ou dans une niche.
Oh comme je voulais les aimer!,
mais je suis devenu un prisonnier de l'amour.

Comme ils ont commencé à grandir, je suis devenu leur ami.
Ils se sont accrochés à ma fourrure et se sont levés sur leurs jambes branlantes, ont poussé leurs doigts dans mes yeux, fouillé mes oreilles et m'ont donné des baisers sur le nez.
J'aimais tout d'eux et leurs caresses, parce que les tiennes étaient maintenant si peu fréquentes, et je les aurais défendus avec ma vie si besoin était.

J'allais dans leurs lits et écoutais leurs soucis et rêves secrets et ensemble nous attendions le son de ta voiture dans l'allée. Il y eut un temps, quand les autres te demandaient si tu avais un chien, tu leur montrais une photo de moi dans ton portefeuille et tu leur racontais des histoires à mon propos Ces dernières années, tu répondais juste "oui"
et changeais de sujet. Je suis passé du statut de TON chien à seulement UN chien, et vous vous êtes offensés de chaque dépense pour moi.


Maintenant vous avez une nouvelle occasion de carrière dans une autre ville et vous allez déménager dans un appartement qui n'autorise pas d'animaux familiers.
Tu as fait le bon choix pour ta famille, mais il y eût un temps ou j'étais ta seule famille.
J'étais excité par la promenade en voiture jusqu'à ce que nous arrivions au refuge pour animaux.
Celà sentait les chiens et les chats, la peur, le désespoir.
Tu as rempli la paperasserie et tu as dit : "Je sais que vous trouverez une bonne maison pour elle."
Ils ont haussé les épaules et vous ont jeté un regard attristé.
Ils comprennent la réalité qui fait face à un chien entre deux âges, même un avec des papiers.

Tu as dû forcer les doigts de ton fils pour les détacher de mon col et il a crié :"Non papa! s'il te plaît, ne les laisse pas prendre mon chien", et je me suis inquiété pour lui.
Quelles leçons lui avez-vous apprises à l'instant au sujet de l'amitié et la loyauté, au sujet de l'amour et de la responsabilité, au sujet du respect
pour toute vie?
Tu m'as donné un "au-revoir" caresse sur la tête, a évité mes yeux, et a refusé de prendre mon collier avec vous.


Après votre départ les deux gentilles dames ont dit Comment est-ce possible???
Ils sont aussi attentifs à nous, ici dans le refuge, que leurs programmes chargés le leur permettent.
Ils nous nourrissent, bien sûr, mais j'ai perdu l'appétit il y a plusieurs jours. Au début, chaque fois que quelqu'un passait près de ma cage, je me dépêchais en espèrant que c'était toi,
que tu avais changé d'avis, que c'était juste un mauvais rêve, ou j'espèrais tout au moins que ce soit quelqu'un qui se soucie de moi et qui pourrait me sauver.
Quand je me suis rendu compte que je ne pourrais pas rivaliser avec les autres chiots qui folâtraient pour attirer l'attention, je me suis retirée dans un coin de la cage et j'ai attendu.


J'ai entendu ses pas quand elle s'approchait de moi, en fin de journée, et j'ai trottiné le long de l'allée, jusqu'à une pièce séparée.
Une pièce heureusement tranquille.
Elle m'a placé sur la table et a frotté mes oreilles et m'a dit de ne pas m'inquiéter.
Mon coeur battait d'appréhension à ce qui était à venir, mais il y avait aussi un sentiment de soulagement.
Le Prisonnier de l'amour avait survécu à travers les jours.
Comme c'est dans ma nature, je me suis plutôt inquiété pour elle.
Le fardeau qu'elle porte pèse fortement sur elle, et je le sais, de la même manière que je connaissais votre humeur chaque jour.
Elle a placé une chaîne doucement autour de ma patte de devant et une larme a roulé sur sa joue.
J'ai léché sa main de la même façon que je te consolais il y a tant d'années.
Elle a glissé l'aiguille hypodermique habilement dans ma veine.
Quand j'ai senti la piqûre et le liquide se répandre à travers mon corps, je me suis assoupie, l'ai examinée de mes gentils yeux et ai murmuré : Comment as-tu pu?

Peut-être parce qu'elle comprenait mon langage, elle a dit : je suis si désolée! Elle m'a étreint et m'a expliqué précipitamment que c'était son travail de s'assurer que j'allais à une meilleure place ou je ne serais pas ignorée, abusée, ou abandonnée, ou j'aurais à pourvoir moi-même à mes besoins, une place remplie d'amour et de lumière très différente de cet endroit. Et avec mes dernières forces, j'ai essayé de me transporter jusqu'à elle et lui expliquer avec un coup sourd de ma queue que mon
COMMENT AS-TU PU ?
n'était pas dirigé contre elle.
C'était à toi mon maître Bien-aimé que je pensais.
Je penserai à toi et t'attendrai à jamais!

Puisse tout le monde dans ta vie, continuer à te montrer autant de loyauté.





* NOTE DE L'AUTEUR *
Si "comment est-ce possible?" a mis des larmes dans vos yeux en le lisant, comme cela me l'a fait alors que je l'écrivais, c'est parce que c'est l'histoire de millions d'animaux familiers qui meurent chaque année dans des chenils Français, Américains ou Canadiens.
Tout le monde est bienvenu à distribuer cet essai dans un but non commercial, aussi longtemps qu'il est distribué correctement avec l'avis du copyright. S'il vous plaît, utilisez-le pour aider à l'éducation, sur vos websites, dans des bulletins d'informations, dans les refuges pour animaux et tableau d'affichage du bureau du vétérinaire.
Dites au public que la décision d'ajouter un animal familier à la famille est une importante décision pour la vie, que les animaux méritent notre amour et nos soins, que la recherche d'une autre maison appropriée pour votre animal est votre responsabilité, et que toute vie est précieuse.
S'il vous plait! faites votre part pour arrêter le meurtre d'animaux et encouragez les campagnes pour prévenir que des animaux soient non désirés.
©Jim Willis 2001



L'auteur
http://www.crean.com/jimwillis/







Texte original
How Could You?
Copyright Jim Willis 2001, all rights reserved


When I was a puppy I entertained you with my antics and made you laugh. You called me your child and despite a number of chewed shoes and a couple of murdered throw pillows, I became your best friend. Whenever I was "bad," you'd shake your finger at me and ask "How could you?" - but then you'd relent and roll me over for a bellyrub.

My housetraining took a little longer than expected, because you were terribly busy, but we worked on that together. I remember those nights of nuzzling you in bed, listening to your confidences and secret dreams, and I believed that life could not be any more perfect. We went for long walks and runs in the park, car rides, stops for ice cream (I only got the cone because "ice cream is bad for dogs," you said), and I took long naps in the sun waiting for you to come home at the end of the day.

Gradually, you began spending more time at work and on your career, and more time searching for a human mate. I waited for you patiently, comforted you through heartbreaks and disappointments, never chided you about bad decisions, and romped with glee at your homecomings, and when you fell in love.

She, now your wife, is not a "dog person" - still I welcomed her into our home, tried to show her affection, and obeyed her. I was happy because you were happy. Then the human babies came along and I shared your excitement. I was fascinated by their pinkness, how they smelled, and I wanted to mother them, too. Only she and you worried that I might hurt them, and I spent most of my time banished to another room, or to a dog crate. Oh, how I wanted to love them, but I became a "prisoner of love."

As they began to grow, I became their friend. They clung to my fur and pulled themselves up on wobbly legs, poked fingers in my eyes, investigated my ears and gave me kisses on my nose. I loved everything about them and their touch - because your touch was now so infrequent - and I would have defended them with my life if need be.

I would sneak into their beds and listen to their worries and secret dreams. Together we waited for the sound of your car in the driveway. There had been a time, when others asked you if you had a dog, that you produced a photo of me from your wallet and told them stories about me. These past few years, you just answered "yes" and changed the subject. I had gone from being "your dog" to "just a dog," and you resented every expenditure on my behalf.

Now you have a new career opportunity in another city, and you and they will be moving to an apartment that does not allow pets. You've made the right decision for your "family," but there was a time when I was your only family.

I was excited about the car ride until we arrived at the animal shelter. It smelled of dogs and cats, of fear, of hopelessness. You filled out the paperwork and said "I know you will find a good home for her." They shrugged and gave you a pained look. They understand the realities facing a middle-aged dog or cat, even one with "papers." You had to pry your son's fingers loose from my collar as he screamed "No, Daddy! Please don't let them take my dog!" And I worried for him, and what lessons you had just taught him about friendship and loyalty, about love and responsibility, and about respect for all life. You gave me a goodbye pat on the head, avoided my eyes, and politely refused to take my collar and leash with you. You had a deadline to meet and now I have one, too.

After you left, the two nice ladies said you probably knew about your upcoming move months ago and made no attempt to find me another good home. They shook their heads and asked "How could you?"

They are as attentive to us here in the shelter as their busy schedules allow. They feed us, of course, but I lost my appetite days ago. At first, whenever anyone passed my pen, I rushed to the front, hoping it was you - that you had changed your mind - that this was all a bad dream...or I hoped it would at least be someone who cared, anyone who might save me. When I realized I could not compete with the frolicking for attention of happy puppies, oblivious to their own fate, I retreated to a far corner and waited.

I heard her footsteps as she came for me at the end of the day and I padded along the aisle after her to a separate room. A blissfully quiet room. She placed me on the table, rubbed my ears and told me not to worry. My heart pounded in anticipation of what was to come, but there was also a sense of relief. The prisoner of love had run out of days. As is my nature, I was more concerned about her. The burden which she bears weighs heavily on her and I know that, the same way I knew your every mood.

She gently placed a tourniquet around my foreleg as a tear ran down her cheek. I licked her hand in the same way I used to comfort you so many years ago. She expertly slid the hypodermic needle into my vein. As I felt the sting and the cool liquid coursing through my body, I lay down sleepily, looked into her kind eyes and murmured "How could you?"

Perhaps because she understood my dogspeak, she said "I'm so sorry." She hugged me and hurriedly explained it was her job to make sure I went to a better place, where I wouldn't be ignored or abused or abandoned, or have to fend for myself - a place of love and light so very different from this earthly place. With my last bit of energy, I tried to convey to her with a thump of my tail that my "How could you?" was not meant for her. It was you, My Beloved Master, I was thinking of. I will think of you and wait for you forever.

May everyone in your life continue to show you so much loyalty.
The End

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